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mardi 25 mai 2010

Les marées noires

Rarement entendons-nous parler de notre environnement dans les nouvelles, et ce qui se rend à nos oreilles est généralement catastrophique. Récemment, nous avons entendu parler de la marée noire au golfe du Mexique. Cette catastrophe écologique mérite d’être bien comprise, parce que lorsqu’elle atteint les côtes (dans ce cas-ci, celles de la Louisiane), il y a des dommages irréversibles. Qu’est-ce qu’une marée noire ? Quelles sont ses causes et, surtout, ses conséquences sur l’environnement ? Comment l’être humain gère-t-il ce type de désastre ? Voici les détails du fléau qui envahit l’Amérique en ces heures sombres.


La définition d’une marée noire

Il s’agit d’une importante quantité de pétrole à la surface de l’eau qui est ramenée vers les côtes. Pourquoi à la surface de l’eau ? Parce que lorsque le pétrole se déverse dans l’eau, il ne se mélange pas. En fait, parce qu’il est plus léger que l’eau, il flotte. La masse de pétrole suit ensuite les courants pour finalement atteindre une côte.


Les causes

Habituellement, les marées noires proviennent d’un déversement de pétrolier, d’un accident sur une plateforme pétrolière ou d’un oléoduc qui cède.


Les conséquences

Pollution en mer

En mer, les marées noires affectent particulièrement les animaux qui utilisent la surface des eaux, soit principalement les oiseaux de mer et les mammifères marins. Les premiers doivent se nourrir et se reposer entre deux vols. Les deuxièmes utilisent la surface pour respirer. Or, les nappes d’hydrocarbures (marées noires) souillent le plumage des oiseaux et le pelage des mammifères. Les oiseaux perdent leur isolation thermique, leur flottabilité et leur portance. Les mammifères, qui se lèchent le pelage, risquent d’ingérer des substances qui provoqueront de l’étouffement et de l’irritation. Aussi, avec les hydrocarbures dans leur organisme, ils auront des difficultés à s’alimenter et à se mouvoir. Les poissons et les mollusques, eux, subiront la dégénérescence de leurs branchies. Ainsi, impossible de respirer.

Images tirées du site marees-noires.com

Pollution du littoral

Sur le littoral (côte), les oiseaux de mer et les mammifères marins sont encore affectés. S’ajoutent cependant les peuplements d’algues, de poissons, de crustacés et de coquillages qui vivent sur les rochers, le sable des plages ou les mares du littoral touché. Outre les mêmes phénomènes de souillure et d’engluement qui les touchent, il ne faut pas oublier certains constituants des pétroles qui sont toxiques et qui peuvent entraîner une mort rapide ou une perturbation grave des fonctions de base de l’organisme touché. Ces constituants sont les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou HAP.

Image de gauche tirée du site marees-noires.com

Les moyens utilisés par l’être humain

Agir rapidement !

Les premiers gestes posés dans les premières heures sont déterminants. Disperser une nappe de pétrole au large, maintenir une quantité maximale de pétrole dans les réservoirs touchés, favoriser le brûlage, déployer des barrages, mettre en oeuvre des équipes compétentes et bien dirigées, tout cela dans le but de limiter l’impact le plus rapidement possible.

Images tirées du site marees-noires.com

Ensuite, les équipes auront à travailler encore plus fort au nettoyage du littoral. D’abord, le nettoyage grossier permet de retirer le maximum de pétrole des côtes. Ainsi, les polluants ne s’étendront pas par les marées ou la houle. Une fois la tâche effectuée, les équipes s’affaireront au nettoyage fin de la zone affectée. Tout dépendant des caractéristiques de la zone, du type de polluant, de son ampleur et de la qualité de nettoyage désirée, il existe une large gamme de techniques. Généralement, les surfaces polluées seront lavées à l’eau froide sous pression.

Image de droite tirée du site marees-noires.com Images tirées du site marees-noires.com

Après le nettoyage de la catastrophe, il faut penser à la restauration du littoral et s’affairer à nettoyer les oiseaux ainsi que les mammifères. Facile à dire. Il ne faut pas croire que les animaux soient parfaitement guéris un jour. Un nombre élevé d’animaux nettoyés meurent dans les mois suivant leur remise en liberté. La cause ? La pollution et l’ingestion d’hydrocarbures ne permettront pas aux animaux de retrouver leurs défenses d’autrefois... Le littoral ne reviendra jamais comme avant non plus. Il existe des moyens comme la restauration botanique et la recolonisation naturelle, mais des traces d’hydrocarbures se retrouveront à tout jamais dans le sol... Au moment où la fuite n’est toujours pas colmatée et où les courants océaniques dispersent les nappes vers d’autres littoraux, il faut se questionner par rapport au bien-fondé de l’exploitation du pétrole. N’y aurait-il pas d’autres formes d’énergies écologiquement responsables qui nous permettraient de fonctionner ?

Aspects pédagogiques et enrichissement

lundi 10 mai 2010

Les catastrophes naturelles

Généralement, c’est l’homme qui est à la source des différentes formes de pollutions qui touchent notre planète. Pourtant, il faut considérer que l’être humain n’est pas le seul agent à participer à la dégradation de notre écosystème. D’autres provoquent aussi des dégâts à l’environnement. Il y a la forme animale, représentée par le castor, qui aménage des territoires qui nuisent à l’écoulement des eaux. Mais cet article portera plutôt sur une autre forme, soit la forme ...naturelle. N’oublions pas que l’environnement, par les catastrophes naturelles, peut s’attaquer et se détruire par lui-même.


Séismes

Les séismes surviennent lorsqu’un volcan s’effondre lui-même. Tout d’abord, il faut qu’il se crée de l’espace sous la terre. Cet espace (soulèvement du fond marin ou de la croûte terrestre) permettra au volcan de se dégager et de se détruire. Cependant, l’espace libéré se dirige vers la surface et provoque une onde sismique, ou tremblements de terre. Les conséquences d’un tremblement de terre peuvent être très négatives (destruction de l’écosystème et des constructions humaines), mais aussi mortelles comme au Chili et surtout en Haïti (2010).




Tsunamis ou raz-de-marée

Les tsunamis sont habituellement provoqués par un séisme sous-marin, par un glissement de terrain ou par une éruption volcanique. Dans tous les cas, le soulèvement du fond marin fait gonfler la masse d’eau qui se transforme en une immense vague. Cette vague atteint une très grande vitesse (jusqu’à 800 km/heure) et grossit en eau peu profonde (allant parfois à 30 m de hauteur). Le tsunami s’abat ensuite sur les côtes et peut s’étendre jusqu’à l’intérieur des terres en raison de sa grande vitesse et de sa hauteur. Les conséquences peuvent aussi s’avérer mortelles. Nous n’avons qu’à penser aux Îles Samoa en 2009, à l’Indonésie en 2006 ou à l’histoire tragique de 2004 sur les côtes de l’océan Indien.





Glissements de terrain

Ce phénomène géologique se décrit par une masse de terre qui descend une pente. Cette masse de terre contient des sédiments et des roches. Elle peut atteindre une grande vitesse et dévaler les pentes sur une grande distance, emportant tout sur son passage. Les glissements de terrain sont les catastrophes naturelles les plus destructrices au Canada. Elles peuvent aussi être mortelles, comme en Égypte et en Chine en 2008 ou aux Philippines en 2006.




Éruption volcanique

Les éruptions volcaniques, caractérisées par l’émission de laves, sont aussi des catastrophes naturelles qui peuvent causer des dommages considérables. On n’a qu’à penser aux coulées de lave qui détruisent la végétation et les constructions. Elles engloutissent des villes entières et les habitants qui n’ont pas eu le temps d’évacuer. Il y a aussi les cendres volcaniques qui, lorsqu’elles retombent, peuvent détruire des cultures entières, sans oublier qu’elles paralysent le transport, comme en Europe en 2010.





À noter que ces catastrophes naturelles sont toutes d’origine volcanique. Il ne faut toutefois pas négliger les catastrophes climatiques comme les canicules, les tornades, les ouragans (Katrina en 2005), les avalanches et les inondations, qui peuvent être tout aussi destructrices et mortelles.

Illustration (tornade) : Justin Hobson

Comment l’humain a su s’adapter à cette réalité ? Les développements de la science météorologique, les médias et la politique permettent aujourd’hui de prévoir et de gérer l’évacuation des populations de façon efficace. Mais qu’en est-il de la faune et de la flore ? Qui s’en préoccupe quand elle s’en prend à elle-même ? La nature possède une puissance inouïe qu’il ne faut pas négliger. Elle influence l’être humain et lui rappelle qu’il ne faut pas l’oublier. Après tout, l’être humain s’est établi en fonction de la nature et non le contraire. La nature ne choisit pas ses habitants. Dommage, car l’humain reste l’ennemi numéro un pour l’environnement.



Aspects pédagogiques et enrichissement