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Jeudi 1 mai 2008

Recyclage sur le chemin de l'école

Je vous écris pour vous faire part de l'engagement exceptionnel de Vincent Lanctôt envers son environnement. Sur le chemin de retour de l'école, midi et soir depuis la fonte des neiges, Vincent ramasse les déchets recyclables qu'il trouve par terre. Tout fier de lui, il met le tout dans le bac bleu avant d'entrer dans la maison et de se laver les mains. Son ami Gabriel Gagnon se joint à lui chaque fois qu'ils marchent ensemble ; Vincent est un exemple pour ses amis ainsi que pour sa famille. Bravo Vincent !





Vincent se demande pourquoi il y a de nouveaux déchets recyclables par terre chaque jour sur le chemin de l'école. Difficile de comprendre pourquoi les « grands » ne donnent pas l'exemple... Un jour ce sera toi le grand, Vincent, et souhaitons que ton initiative aura touché quelques personnes et que toi-même n'auras pas oublié le printemps de tes 7 ans.


Une maman très fière,

Audrey Larroquette

Mardi 22 Avril 2008

Le jour de la Terre en alexandrins


C'est à l'eau froide que je rince mon assiette
Mes douches sont de plus en plus tièdes et courtes
Je rassemble tous les papiers pour leur cueillette
J'agis éco «logiquement», coûte que coûte !

J'échange des objets avec mes camarades
Jamais je ne jette des déchets en forêt
Ni même au centre-ville lors d'une balade
J'agis éco «logiquement et sans arrêt !»

Si je brosse mes dents, je ferme la champlure
Je pense avant d'ouvrir le réfrigérateur
Je m'implique dans la protection de la nature
J'agis éco «logiquement» toutes les heures.




Jeudi 27 Mars 2008

Pas à pas

Pierre et moi allons à l'école à pied ou à vélo. Matins ensoleillés, nuageux ou pluvieux, nous nous armons, selon le climat, de chapeaux, de parapluies, de bottes d'hiver ou d'eau. Par les matins chauds du mois de juin, nous attrapons un simple sourire en coin. Et nous voilà en route.





Au passage, Thomas et Charles se joignent à nous. Que ces balades quotidiennes commencent bien la journée ! Évidemment, nous partons tôt de la maison pour arriver à temps à l'école. L'autobus avance plus vite que nous, mais il arrête très souvent. Son trajet s'avère long. La preuve, nous arrivons quelquefois avant lui à destination !

Nous sommes prudents en empruntant un trajet sécuritaire. Lorsque nous étions jeunes, notre père nous accompagnait. Il nous expliquait alors le code de la route et les règles incontournables à suivre. Maintenant, nous sommes plus
autonomes !

En marchant, la seule chose que nous brûlons, c'est l'énergie de notre corps. Nul besoin de brûler du carburant polluant ! De plus, il n'y a pas de meilleure solution au sommeil profond que l'exercice.. Au pas, camarades !





Même la fin de semaine, ma famille et moi privilégions la marche et le vélo pour aller faire les courses ou pour visiter mon oncle. J'adore ces sorties en famille. L'automne, nous observons les feuilles multicolores, l'hiver nous nous laissons éblouir par la blancheur du décor, l'été nous profitons pour cueillir les fleurs qui longent la route.

Si le temps est trop vilain ou que nous sommes en retard, nous prenons l'autobus de la ville, c'est-à-dire le transport en commun. Cette solution est plus écologique que l'automobile : un seul moteur pour une foule de personnes ! Il m'arrive parfois d'y lire un peu ou même d'y roupiller un brin.

Dans la grande ville de Montréal, il y a le métro : des wagons souterrains sur les rails. Ils peuvent transporter des milliers de personnes à la fois, rapidement et efficacement, à peu de frais et en réduisant l'utilisation de carburant. Si chaque personne utilise une voiture, imagine la quantité de carburant brûlé !





Clémentine, ma cousine, habite à la campagne. Aucun autobus à des kilomètres. Cependant, sa mère voyage avec des collègues de travail. Ils font du covoiturage, c'est-à-dire qu'ils utilisent, à tour de rôle, une seule voiture pour effectuer le même trajet. Une automobile pleine, c'est une solution saine ! En plus d'être moins polluant, ce moyen permet d'avoir du plaisir en groupe en circulant !



Aspects pédagogiques

Texte et questions par Amélie Lapierre


Samedi 19 Janvier 2008

L'environnement et la pollution...

La pollution est une réalité très présente dans notre environnement, et ce, sous plusieurs formes complètement différentes. Tous ces types de pollution ne présentent pas le même degré de destruction, mais il demeure tout de même important de reconnaître leur présence. Voici une courte liste de certains des visages que peut prendre la pollution ainsi que quelques-uns de ses effets néfastes pour l'environnement.

Rappelons-nous cependant que la pollution est le résultat de nos choix en tant que société de consommation. On la condamne, mais on ne veut pas non plus radicalement changer notre mode de vie. Le véritable défi est d'arriver à l'équilibre écologique versus économique.




Pollution de l'air :
La pollution de l'air est possiblement le type de pollution le plus connu de tous. Elle est causée principalement par les gaz et particules rejetés dans l'atmosphère par les automobiles, les centrales thermiques, d'autres industries ou encore par certains phénomènes naturels (volcan!) [1]. Les pluies acides et le smog (fumée dense au-dessus des villes) sont deux des résultats de la pollution de l'air et ils causent des problèmes de coeur et des problèmes de poumons chez tous les animaux, pas seulement chez l'être humain.

Pollution du sol :
La pollution du sol est bien souvent d'origine industrielle, c'est à dire que certaines entreprises ne prennent pas toujours les précautions nécessaires pour éviter les fuites de déchets toxiques. L'agriculture est aussi l'une des causes de la pollution des sols. Pensons seulement aux engrais, aux insecticides, aux pesticides... [2].

Pollution de l'eau :
La polluion de l'eau est bien souvent directement liée à la pollution des sols. La pluie transporte rapidement les pesticides et les autres substances toxiques, de la terre ferme, aux mers et océans. L'eutrophisation des lacs et rivières est l'un des effets de cette pollution. Elle engendre, entre autres, une augmentation de la présence d'algues ainsi qu'une diminution de la biodiversité animale et végétale [3].



Pollution radioactive :
Ce type de pollution est principalement causé par les industries, lors de la production d'électricité à partir d'une centrale nucléaire. Les déchets qui résultent du processus sont radioactifs et donc très dommageables pour les êtres vivants : ils émettent des particules dangeureuses qui peuvent causer des tumeurs, voire des mutations...

Pollution sonore :
La pollution sonore n'est peut-être pas aussi dommageable que les précédentes, mais elle peut tout de même causer des troubles d'audition, l'irritabilité, l'insomnie et même la dépression. Il est cependant difficile de déterminer les effets de cette pollution sur les vivants autres que l'homme.

Pollution olfactive :
Cette pollution est rarement toxique, mais demeure désagréable ! On pense ici aux odeurs dégagées par les raffineries, stations d'épuration, élevages...

Pollution lumineuse :
La pollution lumineuse désigne la présence nocture anormale ou gênante de lumière ainsi que l'effet de cet éclairage artificiel sur l'ensemble de l'écosystème. Ce sujet est en fait légèrement controversé car plusieurs nient qu'il s'agisse là d'un véritable type de pollution [4].




Comme nous avons pu le constater, tous ces types de pollution affectent notre environnement, c'est à dire qu'ils nuisent au bien-être de l'être humain, mais aussi aux autres espèces qui nous entourent ! Voici quelques liens vers des sites offrant de l'information sur ces espèces menacées :

1. L'extinction des espèces
2. Animaux en danger d'extinction
3. Les animaux en danger


Pour Stéphanie : www.lenvironement.blogspot.com
Le webmestre

Dimanche 30 Décembre 2007

Les autos canadiennes ZENN : pas d'émission de gaz, pas de bruit ?!

Saviez-vous qu'il existe une compagnie canadienne qui développe et manufacture des automobiles ?



Bien entendu, on retrouve plusieurs entreprises au Canada qui construisent des automobiles telles que General Motors, Ford ou Chrysler, mais il s'agit là d'entreprises étrangères qui ont construit des usines de fabrication au Canada. Ce n'est pas tout à fait ce que j'avais en tête !

Il existe une entreprise canadienne, située dans le coin de Toronto, qui produit de petites voitures électriques à 100%. Ces voitures n'émettent pas de gaz -et sont donc non polluantes- et ne font pas non plus de bruit, même lorsqu'elles sont en marche. Le nom de la compagnie : ZENN (Zero Emission No Noise).
De plus, même si les bureaux chefs de cette entreprise se trouvent à Toronto, il semblerait que l'usine de fabrication se trouve à St-Jérôme, en banlieue de Montréal. Et oui, ces petites voitures sont fabiquées au Québec !

Ces petites automobiles peuvent parcourir une distance d'environ 55 km avec une seule charge de batteries et la vitesse maximale qu'elles peuvent atteindre se trouve autour de 40 km/h. Bien entendu, ces petites voitures ne sont pas faites pour l'autoroute, cependant, elles demeurent parfaites pour les personnes parcourant de courtes distances en ville.




Un problème, cependant... Il n'existe pas de concessionnaire canadien pour le moment... La Colombie-Britannique sera sans doutes la première province canadienne à vendre l'automobile en 2008 et les autres provinces sauront certainement suivre le bon exemple.

Je crois que je viens de trouver ma prochaine voiture ;o)
Voici leur site internet, pour un peu plus d'informations : zenncars.com


Dimanche 2 Décembre 2007

Appel au secours !


Photo importée de Googlemaps.com


Il y a maintenant quelques semaines, j'ai reçu le message suivant provenant d'une résidente de Baie-des-Sables, un petit village de la Gaspésie :


J'habite dans un petit village aux portes de la Gaspésie, plus précisément à Baie-des-Sables.
Après vérifications, nous nous sommes rendus compte que nous étions la seule municipalité de la région à avoir le service de la collecte sélective (récupération) à tous les mois plutôt qu'à toutes les deux semaines, voire à toutes les semaines.
Au mois de juin dernier, nous avons fait la demande à la ville afin d'avoir le service de récupération à tous les quinze jours pendant l'été, car la fréquence de la cueillette dans les autres municipalités nous était encore inconnue. Étant donné que durant l'été, la ville ramassait déjà nos ordures à toutes les semaines, nous nous sommes dits qu'il faudrait bien harmoniser cette cueillette avec celle de la récupération. Le conseil municipal nous a cependant répondu : « Non, achetez vous des bacs pour entreposer votre récupération ! »

Deux conseillers municipaux ont de plus décidé de faire un sondage auprès de la population, un sondage de terreur disant essentiellement aux contribuables que le fait d'augmenter la fréquence de cueillette de la récupération résultera en une augmentation des taxes...
Malgré nos démarches, le résultat de notre demande est négatif...
Je ne suis pas particulièrement surprise, mais tout de même renversée...


Baie-des-Sables étant la dernière municipalité de la région à avoir reçu le service de récupération (en 2002-2003), toute la population fut sensibilisée sur le fait de recycler et de bien recycler. La majorité des gens étaient fiers de pouvoir poser ce geste si minime en soi, mais comment important. Que de beaux discours... Sauvons la planète!

Aujourd'hui, cependant, on se fait dire par la municipalité :
« Achète-toi un bac et garde ton recyclage jusqu'à la prochaine cueillette ! »

Consommer, consommer, consommer... Nous savons qu'à la fin de l'année, nous aurons à payer un certain montant d'argent pour chaque tonne d'ordures amenées au site d'enfouissement...
Plusieurs autres contribuables m'ont dit : « Moi, ça fait deux semaines que je jette tout aux vidanges. » C'est épouvantable ! À tous les jours, on nous rappelle l'importance de recycler.
C'est la raison pour laquelle je vous demande de nous conseiller afin de convaincre certains élus municipaux entêtés et sans aucun jugement qui finalement, se balancent du recyclage, car eux en ont assez d'un seul bac ramassé une seule fois par mois...
On essaiera de les convaincre à nouveau lors de la prochaine séance municipale afin d'obtenir une cueillete aux quinze jours non seulement pendant l'été, mais à l'année! Envoyez-moi tous les arguments nécessaires, ceci nous aidera sûrement...

Merci mille fois!

Avis à tous : écrivez-moi vos commentaires quant à la situation dans laquelle le village se trouve. Je doute que Baie-des-Sables soit un cas isolé au Québec, donc essayons de trouver les meilleurs arguments qui pourraient convaincre les autorités de la région !


Lundi 8 Octobre 2007

L'eau : une ressource sous-estimée et mal utilisée

Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler de l’eau, cette ressource abondante au Québec, au Canada, voire en Amérique du Nord, mais ressource en manque dans nombre de pays. Plus particulièrement, nous avons pu lire dernièrement dans certains quotidiens québécois, des articles fort intéressants sur l’eau et son étroite relation avec les industries, l’activité agricole, la société actuelle et son niveau de consommation.


Superbe image satellite de notre Terre prise par la NASA

Je dois dire qu’il m’est toujours un peu difficile de comprendre la profondeur du problème et d’apprécier à quel point nous sommes choyés d’avoir un accès si facile à « l’or bleu » en Amérique du Nord. En quoi est-ce que cette ressource est-elle menacée ? Pourquoi serons-nous en pénurie d’eau sur Terre d’ici les prochaines décennies ? La ressource ne se volatilise tout de même pas, considérant qu’il s’agit d’une ressource renouvelable !
Que se passe-t-il vraiment ?


Tout d’abord, il est important de comprendre que l’eau demeure intimement liée à la présence de la vie sur Terre. Tous les organismes vivants ont besoin de cette ressource pour survivre et conséquemment, de légères fluctuations quant au niveau des eaux d’une rivière, d’un fleuve, d’un lac ou d’un océan peut avoir de graves conséquences sur la totalité de l’écosystème. Dans le même ordre d’idées, le rejet de substances polluantes dans un cours d’eau peut avoir le même genre d’effets destructeurs. Voyons plus précisément un certain nombre de problèmes liés à l’eau ainsi que leurs conséquences et solutions possibles.

Pénurie d’eau potable
L’eau est une ressource très abondante sur Terre, or, 97% de cette eau est salée et conséquemment, demeure non potable - la trop forte teneur en sel de l'eau de mer a un pouvoir déshydratant et empire donc la soif. Des quelques pourcents qu’il reste, seul le tiers est en fait disponible sous forme liquide et accessible à la consommation.[1] Le problème principal, cependant, est que cette eau potable n’est pas du tout répartie uniformément au niveau planétaire. Par exemple, tandis que certaines régions d’Amérique du Nord offrent plus de 600 000 m3 d’eau douce par personne et par année, certaines régions d’Afrique ne disposent que de quelques centaines de mètres cube.[1] La pénurie d’eau n’est donc pas généralisée sur toute la planète, cependant, on se doit de comprendre que les impacts de cette pénurie dépassent largement les frontières politiques entre pays. Selon l’ONU, l’inégalité de la répartition de l’eau douce sur Terre sera l’une des plus grandes sources de conflit pour l’avenir.[1] Les changements climatiques et la diminution des pluies et des précipitations ne feront qu’aggraver la situation.[4]



Photo de gauche prise par Malene Thyssen.

Un problème tout aussi grave que la pénurie est la surconsommation, la mauvaise gestion de la ressource et le gaspillage. Et contrairement au problème de pénurie, celui-ci est largement généralisé à la planète entière. Voici quelques chiffres afin d’illustrer le problème : plus de 65% de l’eau douce prélevée en Amérique du Nord n’est pas consommée et se trouve donc essentiellement gaspillée. Voici les mêmes proportions pour le reste de la planète : Europe 56%; Amérique du Sud 40%; Australie 40%; Asie 39% et Afrique 29%. [2] Les chiffres sont éloquents, voire troublants !

Pénurie d’eau ?!
J’écoutais le film du politicien américain Al Gore An Inconvenient Truth – et ce dernier affirme que d’ici les prochaines décennies, la Terre sera pratiquement engloutie par l’eau dû à la fonte des glaciers et à l’augmentation du niveau des océans… Tout ça me semble contradictoire, ne devrait-on pas tous se mettre d’accord sur le problème ?

On doit faire très attention ici pour ne pas confondre des problèmes complètement différents. Le réchauffement climatique est un fait bien réel, tout comme la hausse du niveau des océans. Les conséquences liées à ces changements climatiques demeurent encore imprévisibles et il est possible qu’elles frisent la catastrophe, cependant, cette eau n’est pas potable et ne pourra en aucun cas solutionner le problème du manque d’eau nécessaire à la consommation. En ce sens, alors que l’on prévoit une augmentation du niveau des océans, les spécialistes voient venir d’importantes baisses des réserves d’eau douce à l’intérieur des continents.[4]

Il y a quelque chose que je ne saisis pas tout à fait. N’avons-nous pas trouvé un moyen de dessaler l’eau de mer ? Je veux dire, à l'époque où nous vivons, ne sommes-nous pas capable de séparer le sel de l'eau ?

Il existe essentiellement deux méthodes pour dessaler l’eau (les procédés de distillation et d’osmose inverse), cependant, ces méthodes sont coûteuses, tant au niveau financier qu'au niveau énergétique. Seuls les pays très riches et possédant peu de ressources en eau tels le Koweït et l’Arabie Saoudite peuvent se permettent de produire de l’eau de consommation selon ces procédés.



Photo de gauche prise par Malene Thyssen.

Ok ! Pourquoi dit-on que l'eau est une ressource renouvelable si nous sommes tranquillement en train d'épuiser la ressource ?

Ressource renouvelable, mais pas inépuisable
Par définition, une ressource renouvelable est une ressource naturelle dont les quantités peuvent se reconstituer sur une période courte à l’échelle humaine.[5] Cependant, pour qu’une ressource soit réellement considérée comme renouvelable, elle doit aussi se renouveler plus rapidement qu’elle n’est consommée. C’est en ce sens que l’on doit être prudent à considérer l’eau comme une ressource renouvelable. De plus, cet aspect renouvelable dépend entièrement du cycle de l’eau et un simple débalançement de ce cycle – tel que causé par une diminution de précipitations ou des changements climatiques – pourrait avoir de graves conséquences, voire limiter le renouvellement de la ressource. Pour ce qui est de l’eau potable, aucun doute que celle-ci n’est pas inépuisable. On puise celle-ci dans nos lacs, rivières et dans les sous-terrains, et comme tu l'affirmes, ces réserves diminuent.

Ne retrouve-t-on pas aussi l’eau potable dans les glaciers ? Ne constituent-ils pas une grande réserve d’eau potable ?

Oui, tu as raison. En ce sens, l’Antarctique constitue le plus gros réservoir d’eau douce au monde.[2] N’oublions pas cependant qu’il serait loin d'être facile ou abordable d’aller chercher nos besoins en eau potable jusqu'en Antarctique. Un peu loin pour une bonne limonade bien froide, non ?!



Gauche : image satellite de l'Antarctique (NASA); Droite : photo du Mont Herschel en Antarctique prise par Andrew Mandemaker.


Eau versus les industries et l’agriculture
Un autre point important à considérer serait la présence de polluants dans notre eau. Que ce soit celle des rivières, des lacs ou des sous-terrains, la pollution de l’eau demeure un phénomène très présent à l’échelle planétaire, phénomène intimement lié à l’épuisement des ressources d’eau potable d'ailleurs. La pollution de l’eau peut se traduire par la présence d’éléments très variés : nitrates, pesticides, chlore, plomb, calcaire, etc.[6] Ces éléments nuisibles peuvent provenir de bien des endroits, mais ils sont souvent liés à une présence agricole, industrielle ou domestique. Sachons que tous avons un rôle excessivement important à jouer quant à la préservation de la qualité de notre eau. Sensibilisons-nous au problème, mais évitons aussi de condamner aveuglement les agriculteurs et industries. Bon nombre de ceux-ci ont dépensé d'importantes sommes d'argent afin de minimiser le rejet d'éléments polluants. On se doit de comprendre que tous faisons partie à la fois du problème et de la solution.


Aspects pédagogiques et enrichissement

Le webmestre

Vous n'êtes pas d'accord avec certaines opinions du texte ? Écrivez-nous !

[2] : Journal La Presse du samedi 6 octobre 2007, dossier environnement.


Samedi 29 Septembre 2007

Réduisons la consommation !

« La classe a discuté de l'environnement et nous avons réussi à dire qu'il fallait réduire notre consommation, car recycler est bien, mais les usines de récupération créent elles-mêmes de la pollution lorsqu'elles fonctionnent. »
« Il serait bien que tous réduisions notre consommation ! »

École St-Donat

Jeudi 6 Septembre 2007

Recyclage du plastique

Bonjour Alexandre!

Je suis loin d'être un expert en recyclage, mais je crois tout de même pouvoir répondre à ta question.

Le sigle en triangle indique bien entendu que le produit est recyclable et les différents chiffres indiquent simplement le type de plastique utilisé. Ces informations sont surtout utilisées par les institutions de recyclage qui séparent les différentes catégories de plastiques avant le processus de récupération.



La photo de gauche représente le sigle utilisé pour le recyclage et la photo de droite -- prise par David Benbennick -- illustre le ruban de Möbius.

Quant aux lettres, elles indiquent plus exactement de quel type de plastique il s'agit et elles sont directement liées au chiffre décrit plus haut (par exemple, tous les plastiques ayant le code 5 sont fait de polypropylène PP...) Voici la correspondance entre les abbréviations et les noms complets pour les différents plastiques :

PET = Polyéthylène téréphthalate -- ex : bouteilles de boisson gazeuse
PE-HD = Polyéthylène à haute densité -- ex : bouteilles de détergent
PVC = Chlorure de polyvinyle-- ex : emballage des fromages et viandes
PE-LD = Polyéthylène à basse densité -- ex : sacs ou emballages plastiques
PP = Polypropylène -- ex : pots de yogourt et margarine
PS = Polystyrène -- ex : couvercle à café

Je pense qu'il est aussi intéressant de s'interroger sur la signification même du sigle triangulaire utilisé généralement pour le recyclage. Ce petit triangle correspond en fait à une figure très bien connu dans le domaine des mathématiques. Il s'agit du ruban de Möbius. Cette forme demeure très intéressante, suscitant autant d'intérêt dans le domaine des mathématiques qu'en philosophie ! Bien entendu, seule une représentation artistique est utilisée pour le sigle du recyclage.



Montage artistique de sacs de poubelle en plastique !
Réalisé par « Material Boy ».


Pour ce qui est de ta dernière question : NON ! Les plastiques ne sont pas tous recyclabes. La très grande majorité d'entres-eux le sont, cependant voici quelques produits qui demeurent non recyclables : cellophane, pellicule plastique, assiettes, ustensiles et autre vaisselle de plastique, contenants d'huile à moteur ainsi que les jouets. Finalement, sachons que le polystyrène (code 6) n'est recyclable qu'en Ontario [1] et comme transporter tout le PS jusque là coûte assez cher, ces produits se retrouvent bien souvent à la poubelle.

Voilà une bonne raison pour éviter le suremballage !

Denis -- Un parent soucieux de l'environnement

Mardi 4 Septembre 2007

Sigles du recyclage pour les plastiques



Images créées par Tomia


Bonjour,

Pourriez-vous m'indiquer ce que veulent dire les petits chiffres que l'on trouve sur le plastique recyclable ? Je vois aussi des lettres telles : PP, PE, HDPE, PVC, quelle est la signification de ces lettres ?

Et une dernière question, est-ce que tous les plastiques sont recyclables ?

Alexandre

Dimanche 19 Août 2007

Le plomb : ses applications et ses dommages !

Très bonne question, Jeff !

Tout d'abord, avant de déterminer quels sont les impacts du plomb sur l'environnement, essayons de comprendre exactement ce qu'est le plomb et quelles sont ses diverses propriétés. Tu as une idée par où on pourrait commencer ?



Le plomb a eu plusieurs applications au cours de l'histoire : tuyaux de plomberie à l'époque de la Rome ancienne (photo par Zureks), additif aux céramiques et potteries, tuyaux d'orgues...


Eh bien, le plomb est un type de métal, je crois, au même titre que l'aluminium, le fer ou encore le cuivre...

Bien dit ! Le plomb est en effet un métal très lourd, en fait, l'un des éléments les plus lourd que l'on retrouve sur Terre. Le plomb est aussi très ductile et malléable, c'est à dire qu'on peut facilement lui donner la forme que l'on désire. Pour cette raison, il a été utilisé dans plusieurs domaines, et ce, depuis plusieurs millénaires ! Autre propriété importante de ce métal : le plomb est très toxique ; il est donc important d'éviter le plus possible d'entrer en contact avec ce matériel. La propriété nocive du plomb était aussi connue il y a de ça des centaines d'années... Tout ça n'est pas nouveau du tout !

Ok ! Pourquoi dit-on qu'il est toxique ; quels seraient ses effets sur l'être humain et est-ce pour cette raison qu'il est nuisible à l'environnement ?

Techniquement, le plomb constitue une neurotoxine (un peu comme c'était le cas des cyanobactéries - voir article précédent), c'est à dire que lorsqu'il s'accumule dans le corps, il s'attaque directement aux connections du système nerveux central et peut causer des dommages graves au sang et au cerveau. Ces effets sont d'autant plus sérieux chez les jeunes enfants en pleine croissance.[1]

Il est donc très important de faire attention pour diminuer la quantité de plomb rejeté dans la nature afin de protéger la santé de tous les humains et animaux. Certaines mesures ont été prises afin de diminuer la présence de plomb dans nos divers produits depuis que l'on reconnaît ses effets néfastes sur l'humain : on a longtemps retrouvé du plomb dans la peinture, ce qui n'est plus le cas maintenant. Aussi, pendant plusieurs années, on a ajouté du plomb dans l'essence afin d'améliorer le roulement des moteurs des automobiles, ce qu'on ne fait plus maintenant.




Je ne comprends pas exactement pourquoi ajouter du plomb dans l'essence ou même dans la peinture peut avoir des conséquences graves pour l'être humain... C'est pas comme si l'on mangeait une tranche de plomb, non ?!


Ahah ! Non, c'est pas comme si l'on mangeait directement du plomb, mais ce n'est peut-être pas aussi loin que tu le crois. N'oublie pas que l'essence des voitures est brulée lors de l'étape de combustion et les déchets sont directement rejetés dans l'air que l'on respire sous forme de fines particules. Ces fines particules sont donc directement redirigées dans notre sang, d'où l'effet nocif.

Tout ça me fait un peu peur ! Un élément toxique que l'on peut retrouver un peu partout dans notre environnement... Ce n'est pas très rassurant. Qu'en est-il de nos crayons de plomb ! Je n'aime pas les stylos et utilise toujours ce type de crayons. Suis-je en danger ?

Il est important de savoir que le plomb n'est pas un élément très commun dans notre environnement, surtout depuis que les gouvernements s'assurent qu'aucune entreprise ne fabrique quoique ce soit rejetant du plomb dans la nature.

Pour ce qui est des crayons de « plomb », tu n'as absolument rien à craindre car ceux-ci ne sont pas du tout faits de plomb, mais bien de graphite ;o).

Aspects pédagogiques et enrichissement


Le webmestre

Pourquoi l'essence sans plomb ?

J'aimerais savoir pouquoi on dit maintenant que l'essence qu'on utilise dans nos autos est sans plomb ? Est-ce que c'est parce que le plomb est dommageable pour l'environnement ?

Je croyais que l'on retrouvait déjà du plomb dans la nature... qu'il s'agissait d'un élément naturel... Alors pourquoi serait-il nuisible à l'environnement ?

S.V.P., éclairez-moi !
Jeff

Vendredi 10 Août 2007

Contrer l'effervescence des algues bleu-vert



La première chose à noter concernant les algues bleues serait le fait que celles-ci ne sont pas du tout des algues ! Il s'agit en effet de bactéries, les cyanobactéries. Ces petits organismes ont en effet été prénommés « algues bleues » car pour bien longtemps on croyait qu'il s'agissait d'algues, dû au fait qu'elles pratiquent la photosynthèse et se tiennent en colonies compactes, [1] tout comme les algues.

Les cyanobactéries sont des organismes photoautothrophes : elles tirent leur énergie directement de la lumière solaire. En fait, pour vivre, ces bactéries n'ont besoin que d'eau, de dioxyde de carbone, de lumière ainsi que de divers autres nutriments tel que le phosphore. [2]

Est-ce vrai que ces organismes peuvent être dangeureux pour l'être humain ?

Ces bactéries produisent différentes cyanotoxines qui peuvent s'attaquer au foie, à la peau ou encore au système nerveux. Ces toxines peuvent donc être dangeureuses pour l'être humain et on doit éviter de se baigner dans un lac présentant une effervescence d'algues bleues ou encore boire de l'eau contaminée. Ces organismes peuvent être dangereux aussi pour les animaux et une fleur d'eau de cyanobactéries peut donc être assez problématique pour les éleveurs de bétail situés près de cours d'eau.

Qu'est-ce qui peut bien causer l'apparition de ces bactéries ?

Les cyanobactéries se développent habituellement pendant l'été dans des milieux aquatiques riches en nutriments. Plusieurs éléments naturels tels que la variation de la température, la vitesse du vent et l'ensoleillement peuvent influencer la prolifération de ces organismes, mais certains gestes humains ont aussi un rôle important à jouer sur ce sujet :



Photo prise par Christian Fischer, un biologiste allemand.


De nombreux fertilisants et herbicides utilisés en agriculture contiennent beaucoup de phosphore et d'azote, les deux nutriments principaux favorisant la formation d'algues bleues. N'oublions pas que les divers composants de ces fertilisants utilisés sur les terres agricoles se retrouvent dans les lacs et rivières avoisinants, transportés rapidement par l'eau des précipitations...

L'érosion du sol est aussi l'une des causes principales de l'ajout de nutriments dans l'eau, considérant que l'on retrouve beaucoup de phosphore dans le sol. De plus, rappelons-nous que la coupe des arbres favorise l'érosion et conséquemment la déforestation des rives est directement reliée à la prolifération de cyanobactéries. Finalement, le déversement d'égoûts dans nos lacs (pratique encore commune, malheureusement!) constitue aussi l'une des causes importantes de l'apparition des cyanobactéries.

Nous avons tous notre rôle à jouer dans la protection de nos lacs et rivières. Il est important que l'on se rende compte que nos ressources naturelles sont fragiles et nécessitent notre attention constante. Un bon début serait d'arrêter d'acheter du savon à vaisselle contenant du phosphore !

Aspects pédagogiques

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Dimanche 15 Juillet 2007

Cyanobactéries (algues-bleues)



Ma famille et moi, avons un chalet sur le bord d'un lac du Québec. J'avais très hâte d'y aller pour les vacances d'été pour me baigner et jouer sur les bords de l'eau. Lorsque nous sommes enfin arrivés au chalet, la municipalité avait interdit la consommation de l'eau provenant du lac et la baignade car les algues bleues avaient envahi le lac. Je sais qu'on les appelle aussi les cyanobactéries et qu'elles peuvent être toxiques, mais j'aimerais savoir pourquoi elles envahissent nos lacs et que peut-on faire pour éviter leur prolifération ?

Merci de votre réponse

Alexandre

Lundi 9 Juillet 2007

Les problèmes environnementaux... Pas si simple à résoudre !

Tout le monde sait que l'environnement ne va pas bien... Alors pourquoi est-ce si difficile de faire changer les choses ?

Depuis les tout premiers articles de ce blogue, nous avons abordé un certain nombre de questions et problèmes liés à notre environnement. Dans la plupart des cas, on a présenté ces problèmes comme étant indépendants les uns des autres, mais en réalité, ce n'est pas si simple ! Ces différents problèmes sont tous intimement liés entre-eux et ce qu'on observe n'est que le résultat final sur la biosphère terrestre.

Personnellement, je crois qu'il n'est pas simple de solutionner nos problèmes environnementaux parce que non seulement ils sont interreliés, mais aussi parce qu'il est impossible de les dissocier de l'aspect économique de la société dans laquelle on vit.

Qu'est-ce que tout ça peut bien vouloir dire ? J'aimerais bien avoir un exemple plus concret !

Regardons par exemple les conséquences de la construction de la route BR-230, l'autoroute Transamazonienne au Brésil. Cette route est en construction depuis plus de 30 ans et lorsqu'elle sera terminée, elle liera le Pérou à l'océan Atlantique! Bref, il s'agit d'une autoroute en plein coeur de la forêt amazonienne, une des régions les plus inaccessibles au monde !



Vue satellite de la forêt amazonienne; le trait en jaune délimite les contours de la forêt. Photo prise par la NASA.

Initialement, cette autoroute avait pour but de permettre le développement économique des régions éloignées et pauvres du Brésil. Cette route devait faciliter l'exportation massive du soja, une plante dont les graines sont utilisées pour créer des biocarburants. Faciliter l'exportation de cette ressource allait permettre d'améliorer l'économie de ces régions et conséquemment, d'améliorer aussi la qualité de vie de la population.

La construction d'une telle route causera cependant de nombreux problèmes environnementaux que l'on ne peut pas négliger. Tout d'abord, la culture de soja connaîtra une forte expansion suite à la hausse de la demande en biocarburants et de nouvelles terres devront être défrichées, terres qui devront être bourrées d'engrais années après années pour assurer une production maximale. Il s'agit là de l'une des causes de la destruction de la forêt tropicale.

Le problème le plus sérieux causé par la construction de l'autoroute BR-230 demeure cependant la nouvelle facilité d'accès. Avec de telles infrastructures, il sera désormais facile pour les compagnies forestières d'accéder à l'ensemble du territoire brésilien et la déforestation massive s'en suivra probablement.




Deux vues satellite de l'Amazone, l'un des plus longs fleuves sur Terre.
Photos prises par la NASA.


Alors pourquoi ne pas tout de suite arrêter la coupe de la forêt ? Les Brésiliens savent-ils ce qu'ils sont en train de faire à notre planète ? Pourquoi est-ce si compliqué ?

Je crois qu'il faut faire attention ici pour ne pas juger trop rapidement ceux responsables de la déforestation amazonienne. Les travailleurs savent bien que les forêts tropicales sont des éléments essentiels de la biosphère terrestre, mais tout comme nous, ils ne font que leur travail, ils font vivre leur famille et ne se questionnent pas nécessairement toujours sur les conséquences exactes de leurs actions. N'oublions pas qu'il est toujours difficile pour un individu de s'opposer à la volonté des grosses compagnies, surtout lorsque l'avenir financier de l'individu en question dépend directement de ces entreprises...

D'autre part, il est important de comprendre que le développement économique d'une région s'accompagne habituellement par l'exploitation ou par la destruction des ressources naturelles disponibles; le Canada tout comme les États-Unis et l'Europe n'ont pas fait exception à cette règle... Je crois qu'il serait donc un peu hypocrite de notre part de chercher à bloquer le développement économique du Brésil au nom de la forêt tropicale, même si celle-ci demeure d'une importance capitale.

En d'autres mots, je crois qu'il est très difficile de solutionner les problèmes environnementaux auxquels on fait face car non seulement ils sont tous interreliés, mais on se doit aussi de considérer les aspects humain, social et économique inhérents au problème.

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